03.12.2008

L'auteur est convoqué par l'Inspecteur d'Académie

SoutienBastienCazals.jpg

"J'ai été reçu ce mercredi 3/12 à 8h30 par Mme Liza, adjointe à l'Inspecteur d'Académie de l'Hérault et M. Destouches, secrétaire général.
Au cours d'un entretien courtois, il m'a été demandé de préciser les déclarations d'engagements professionnels contenues dans ma lettre au Président de la République - dont je leur avais adressé une copie - et rappelé
que tout fonctionnaire a un devoir d'obéissance. J'ai expliqué que ma volonté était d'alerter M. Sarkozy et l'opinion publique sur l'importance des transformations actuelles de l'école qui sont menées dans la précipitation, sans réelle concertation et sans l'adhésion des enseignants.
Le porte-parole de la délégation intersyndicale, reçue dans un second temps, a précisé que cette démarche individuelle n'était pas isolée mais s'inscrivait dans le contexte actuel de protestation massive contre les réformes de M. Darcos et annoncé qu'elle serait suivie par de nombreuses actions similaires.
L'écho important de la lettre (mise en ligne sur plus de 20 sites différents, plus de 400 soutiens sur le réseau social Facebook et plus de 10.000 visites sur le blog source, en une seule semaine) et la présence, ce matin devant l'Inspection Académique, de nombreux enseignants, actifs ou retraités, mais surtout de parents d'élèves et de simples citoyens (environ 120 personnes) constituent des messages forts attestant que l'inquiétude sur l'évolution actuelle de l'école est largement partagée.
Par ailleurs, le chef de cabinet du Président de la République m'a assuré qu'il avait "été pris connaissance, avec intérêt, de [mes] réflexions et de [mes] attentes en matière d'éducation" (dans sa réponse datée du 28 novembre).
Je souhaite maintenant que cette prise de conscience se poursuive mais aussi que des corrections aux réformes en cours soient apportées rapidement et que la construction de l'école de l'avenir se fasse avec l'implication de tous, dans l'espoir que ma fille, mais aussi Victor, Hugo et tous les autres, puissent y avoir leur place."
Bastien Cazals, le 03/12/08

 

Dans les médias :

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3 décembre 2008

2 décembre 2008

14:57 | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note |

Commentaires

Tu as ouvert la bonne porte,
celle du hall d'entrée,
nous devons continuer tous ensemble, encore,
jusqu'à atteindre celle de la cuisine.

Écrit par : delphine | 03.12.2008

Bastien, c'est grace à des personnes comme toi, courageuse, engagée, que l'on pourra entrer en résistance face à des reculs de la société!
Nous ne voulons pas présenter et laisser à nos enfants une société qui recule, qui privilégie toujours plus ceux qui ont et laisse de coté ceux qui pourraient avoir la chance d'avancer mais que l'on laisse sur le bitume!
AVEC TOUT MON SOUTIEN
A BIENTOT!
LN AUSTRUY

Écrit par : AUSTRUY HELENE | 03.12.2008

Bravo!
ce genre d'initiative est en train de faire boule de neige... nous sommes un groupe d'une 20aine d'enseignants de Charente qui se prépare à faire de même (en principe, nous donnons nos lettres devant la presse mercredi prochain)+ campagne de soutien

Écrit par : helene | 03.12.2008

Bravo Bastien,
Un geste fort et courageux et qui, je le crois, ne restera pas isolé...
Rozo

Écrit par : Rozo | 03.12.2008

Bravo Bastien pour ta lettre.
geste très courageux.
Tu ne seras pas seul : la résistance s'organise, nous sommes nombreux à te soutenir.
Christine, aussi enseignante

Écrit par : Christine | 03.12.2008

Franchement ton initiative est nulle. On ne peut pas vouloir servir la république et désobéir à des règles mises en place par une majorité élue démocratiquement. J'ai commencé à enseigner en CET Tournage avec 16 élèves par groupe( 32 classe entière) 26 heures semaine. Au collège mon prof d'allemand passait ses samedi à décorer son tableau pour faire passer sa pédagogie? Aujourd'hui, je fais 18 heures, 12 élèves par groupe. Si tu déployais autant d'énergie à servir tes élèves, tu aurais moins de temps pour faire de la politique. Parce que c'est bien là le problème: attends les prochaines élections et si les français sont d'accord, tout ira dans ton sens.

Écrit par : THOMAS | 03.12.2008

Merci Bastien.J'espère que le soutien que tu vas recevoir sera à la mesure de ton courage.

Écrit par : Trilles Michelle | 03.12.2008

Lettre à Thomas :

Surtout, continue d'obéir et si tu trouves du temps, tente de réfléchir et en attendant n'écris pas trop.

d'avance merci,

je ne suis même pas enseignant, j'espère que mes gosses ne tomberons jamais sur toi, je préfère des profs avec un esprit critique vivant.

Merci Bastien.

Écrit par : Le Sioux | 03.12.2008

Pardon pour la faute : tomberont

Écrit par : Le Sioux | 03.12.2008

merci Bastien, le vent de la révolte souffle, il manque des porte drapeaux et tu en es un. Que mon courage t'accompagne et que ton engagement soit récompensé par un monde meilleur, égalitaire et soucieux de véhiculer des valeurs généreuses et humaines.
Il faut que la boule s'enneige...

Écrit par : jérôme | 03.12.2008

"Si tu déployais autant d'énergie à servir tes élèves...", qu'est-ce que tu en sais,Thomas? Tu es allé vérifier avant d'avancer une accusation pareille? J'ai bien peur que ton esprit critique ne vaille pas grand-chose, de même donc ce que tu dis.
Parce que mon fils a eu la chance d'avoir Bastien comme institeur, je sais de quoi je parle, et j'ai rarement vu un enseignant aussi dévoué et humain avec les enfants!
C'est ce genre de phrases fausses qui brouillent le débat, en faisant croire à des erreurs et en voulant politiser un débat qui ne l'est pas au sens où tu crois à mon avis!

Écrit par : Catherine | 03.12.2008

Salut Thomas,

Evidemment, en un sens, ce que tu dis se défend, ça peut paraître étrange qu'un individu qui déclare défendre les valeurs républicaines en même temps annonce qu'il va désobéir à une loi. Tiens, il y a même le philosophe Spinoza, grand défenseur de la République, qui écrivait prémonitoirement à propos de Bastien :
"Par exemple, ce cas qu'un homme montre qu'une loi contredit à la raison, et qu'il exprime l'avis qu'elle doit être abrogée, si, en même temps, il soumet son jugement au pouvoir du souverain (à qui seul il appartient de faire et d'abroger les lois) et qu'il s'abstienne, en attendant, de toute action contraire à ce qui est prescrit par cette loi, certes, il mérite bien de l'Etat et agit comme le meilleur des citoyens ; au contraire, s'il le fait pour accuser le magistrat d'iniquité et le rendre odieux, ou tende séditieusement d'abroger cette loi malgré le magistrat, il est du tout un perturbateur et un rebelle."
Voilà... donc celui qui désobéit est un simple perturbateur. Seulement, tu remarques qu'en même temps, il est dit que celui qui agit comme LE MEILLEUR DES CITOYENS est celui qui exprime son avis que la loi qu'il trouve scélérate doit être abrogée. (sous-entendu, que ceux qui le pensent mais ne l'expriment pas le plus clairement possible ne sont pas d'aussi bons citoyens).
Or, comment exprimer clairement son opinion de citoyen? Aujourd'hui, ce qui parle haut et fort, c'est la presse. Comment faire pour que la presse parle de toi? La presse n'ouvre le débat d'idées qu'aux noms déjà connus, aux chroniqueurs de service. Alors si tu n'es personne, elle ne se réveillera que si tu lui donnes du spectacle, du drame. Là, tout ce qui l'intéresse au départ, c'est : "Tiens, voilà un type qui prend un risque, qui est parti tout seul sans appartenance syndicale, est-ce qu'il va se faire sanctionner ou pas... courageux le type, etc...", et du coup, la lettre se voit publiée un peu partout, et donc les idées avec.
Donc on a certes l'annonce de désobéissance, condamnable en pure théorie, mais puisque celle-ci n'est qu'un moyen pour ce qui est l'essentiel : parvenir à faire son devoir de citoyen d'exprimer des opinions lorsqu'on considère que le gouvernement en place déroge aux principes qui fondent le système politique dans lequel on est, alors la fin justifie les moyens. Je pense que le devoir de se faire entendre par le pouvoir quand on estime qu'il oublie les principes de l'Etat est supérieur au devoir d'obéissance. Voilà ce qui justifie à mes yeux la démarche de Bastien.
François

Écrit par : François | 03.12.2008

Bravo pour votre engagement qui fait honneur à notre patronyme...

Écrit par : cazals | 04.12.2008

bonjour,
pour alimenter la revue de presse :

http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=1440

bravo et bonne continuation

Alain

Écrit par : ab | 04.12.2008

rectification à mon post ci-dessus :
pour les non abonnés l'accès est ici :
http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=2644

Alain

Écrit par : ab | 04.12.2008

Nous sommes un très grand nombre à penser la même chose, merci d'avoir le courage de le dire ouvertement et de s'engager ainsi, si tout le monde s'y met que pourra-t-on faire contre nous ? Il n'est plus question comme on le laisse entendre de défendre nos "petits privilèges"mais l'interêt de toute notre société. Ce n'est que le début...

Écrit par : fanny | 04.12.2008

quel courage !!

je me suis permis de vous emprunter quelques passages afin de relayer votre papier.

Écrit par : peuples.net | 04.12.2008

@ Thomas,

Je me demande bien qu'elle est ta vision de l'éducation!

Selon toi, enseigner ne serait pas politique? Quand tu appliques un programme, tu ne te demandes jamais quelles sont les idées qui le sous-tendent? Tu penses que le contenu des instructions officielles est choisi au hasard?

Tu penses aussi que de réduire les moyens de l'éducation nationale pour faire des économies n'est pas un choix politique? Tu penses que de détruire les structures destinées à aider les plus en difficultés n'est pas un choix politique?

Mais où vis-tu? Les dirigeants peuvent se réjouir, ton attitude dépolitisée et irresponsable leur laisse le champ ouvert à toutes les dérives autoritaires!

Pour ma part, c'est bien à toi que je ne souhaiterais pas confier mes enfants. Je respecte bien trop leur intelligence pour les confier à quelqu'un qui n'a pour objectif que de développer une soumission abrutie sans essayer d'éveiller chez eux un tant soit peu d'esprit critique.

Plusieurs fois, au cours de l'histoire, il a fallu des gens comme Bastien, pour réveiller les consciences citoyennes. Si les premiers résistants n'avaient pas été politisés nous y serions encore. Beaucoup de dirigeant autoritaires ont été mis au pouvoir démocratiquement et, heureusement que leurs citoyens ont eu un sursaut politique.

La politique n'est pas l'apanage des politiciens sinon on nomme cela une dictature.
Merci à Bastien de nous rappeler que nous avons le droit, nous, simples citoyens, d'avoir des idées politiques!!!

Écrit par : hugo | 05.12.2008

Ne discutez pas trop avec Thomas, probablement un "troll"...
Merci Bastien... Je relaye dans mon établissement... malheureusement, au-delà d'une journée de grève, il n'y a plus personne pour un travail de fond et dans le temps. On en crèvera...

Écrit par : Claire-Marie | 06.12.2008

Bravo Bastien quel courage !
Tu dis tout haut ce qu'une large majorité pense tout bas. Rassure-toi, tu n'es pas seul et ton exemple donne déjà des idées à certains.
Quant à Thomas, il pense mais ne réfléchit pas assez et occulte que l'histoire pas si lointaine que cela nous a démontré que ce sont des hommes courageux qui ont su se dresser contre des projets ignobles.
Thomas est un bon petit soldat et pour ma part je souhaite que mes enfants trouvent beaucoup de Bastien sur leur route pour faire d'eux des citoyens éclairés et surtout pas des moutons de Panurge.
Si nos chefs le disent il ne faut surtout pas s'y opposer...Je t'invite à méditer Thomas "Cogito ergo sum"

Écrit par : christophe | 07.12.2008

Bravo Bastien

Le courage dont tu fais preuve me colle des frissons, je ne peux qu'approuver ta démarche, d'autant que je travaille dans la formation professionnelle des adultes, branche qui récupère bien trop de personnes ayant subi un échec scolaire tout au long de leur vie (au passage, c'est aussi un secteur bien parti pour se faire totalement sabrer par la politique actuelle).
Il est clair que ce qui se passe dans l'éduc nat' ne fera à terme que grossir les rangs de nos stagiaires, et face à l'ampleur de la vague qui nous submergera (fatalement, puisqu'à nous aussi on nous retire tous nos moyens) ces mêmes politiciens trouveront là la justification de leur mise permanente sur le court terme, la modularisation des personnes, au lieu d'avoir le courage de se donner les moyens de solutions véritablesn à long terme, inscrivant la population dans une démarche saine et durable.

à croire que Taylor est leur seul maître à penser ...

Écrit par : Emmanuel | 08.12.2008

Malgré tout ce que je peux en penser, il me semble évident que l'administration réagisse. Le choix de la sanction est inévitable et, on peut s'estimer heureux que l'on ait pas imposé à Bastien de participer au mouvement comme cela s'est fait (me semble t-il) dans des situations similaires!

Si l'IA ne réagissait pas, cela voulait dire qu'il entrait lui aussi en résistance. Ce serait bien mais, apparemment, il n'a pas choisi cette position.

Je crois bien que nous nous enfermons dans une bataille vaine en restant chacun à lutter seul avec son corps de métier contre le vaste programme qui est en train de se mettre en place.

Il est temps de réaliser que seule une réaction massive de nos concitoyens, toutes profession ou statuts confondus, sera efficace. Il s'agit d'une politique générale à laquelle nous ne pouvons répondre que par une réaction générale.

Que font les syndicats dans cette réflexion? Ils arrivent à créer des intersyndicales par catégories professionnelles mais, ne pensent pas à un mouvement général et inter professionnel! Pourtant, sans sortir de polytechnique, il saute aux yeux que tout le monde est victime de la politique actuelle et que l'union fait la force.

Alors, soit le mouvement syndical prend ses responsabilités soit, comme cela s'est produit souvent, il attend "courageusement" que les citoyens se rassemblent sans lui et prend le train en marche!

En espérant mieux, tous à la manif, cette aprèm, 17h, place de la comédie!!!

Écrit par : Hugues | 10.12.2008

Courage Bastien. Tu n'es pas seul !

Écrit par : Masurier | 13.12.2008

Pourrait-on connaitre le motif de la supression des billets relatifs au soutien par pétition ou financier à Bastien CAZALS ???

Écrit par : Beb'R | 14.12.2008

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