24.11.2008

Qui est Bastien Cazals ?

Bastien_portrait-petit.jpgBastien Cazals, 33 ans, est professeur des écoles en maternelle à Saint-Jean-de-Védas, près de Montpellier. Après son diplôme d'ingénieur (ENSGI), il choisit, en 2002, pour échapper à la logique du chiffre d'affaires auquel son métier le prédestine, de devenir professeur des écoles.

Depuis la publication de sa lettre au Président de la République en novembre 2008, il est l'un des porte-parole de la contestation des enseignants et des parents d'élèves contre des réformes qu'ils estiment contraires à l'esprit de l'école publique.

Il a été classé par le magazine Les Inrockuptibles comme une des personnalités qui a marqué l’année 2008.

En février 2009, les Editions Indigènes l'invitent à écrire un livre, intitulé Je suis prof et je désobéis, prolongement de sa lettre, dans lequel il révèle l'état de l'école aujourd'hui, un désastre républicain à ses yeux, dont la gravité l'a conduit à prendre le chemin de la désobéissance. Un acte réfléchi et conscient, comme un écho à l'Appel des Résistants aux jeunes générations, lancé le 8 mars 2004 - notamment par Stéphane Hessel, Raymond et Lucie Aubrac.

Il est sanctionné dès décembre 2008 par l'Inspection Académique de l'Hérault qui lui retire 12 jours de salaire, les annule puis se ravise, en rajoute 24 au mois de juin, révélant alors la confusion qui règne jusqu'aux plus hauts niveaux de l'administration. Bastien Cazals, soutenu par un mouvement qui prend rapidement une ampleur considérable auprès des enseignants, des parents et des médias, porte l'affaire auprès de la justice, qui lui donne gain de cause le 9 juillet dernier.
Alors qu’il anime les Universités d’Eté des enseignants désobéisseurs,  à quelques jours de la rentrée scolaire 2009-2010, sa fonction de Directeur lui est retirée, en commission disciplinaire.

Aujourd'hui, plus fort que jamais, le combat de Bastien Cazals et des quelques 3000 enseignants à travers la France qui se reconnaissent en lui et sont poussés à la désobéissance appellent, comme lui, à des États Généraux pour sauver l’école.

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