02.11.2009

"L'instit qui a dit non" est l'invité du magazine Elle

Bastien_Elle_301009.jpgBastien Cazals est l'invité du magazine féminin Elle de jeudi 30 octobre 2009, dans les pages de l'édition Montpellier.

A lire en cliquant sur l'image.

 

 

 

14:51 | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : bastien cazals, elle, magazine | |

Commentaires

Ta ténacité, ta conviction, ta sincérité et ta conscience professionnelle ouvrent des yeux bien au delà du monde enseignant sur l'urgence et la nécessité de cette résistance.
Tu mets en lumière la destruction programmée de l'école qui n'est hélas qu'un des combats qu'il est urgent de mener pour sauver la solidarité et un semblant d'égalité dans ce pays.
Tu te retrouves involontairement dans la lumière, mais ton exemple est d'une très grande utilité, elle montre de façon éclatante que chacun peut et doit agir.
Bravo Bastien.

Ecrit par : Le Sioux | 02.11.2009

à quand dans play boy ou voici?

Ecrit par : castet jeanne | 06.11.2009

@ castet jeanne
Votre question est tout à fait pertinente et légitime, je vais tenter d'y répondre :
Sans doute jamais car ces deux publications n'ont pas les mêmes lignes éditoriales que Elle, magazine féminin et de mode certes, mais à vocation généraliste tout de même. La sollicitation - qui ne vient pas de Bastien Cazals mais du magazine - a pour objet d'élargir le public de personnes susceptibles de prendre conscience des dangers des réformes en cours et à venir dans l'Education Nationale.
C'était aussi l'idée du livre "Je suis prof et je désobéis", à l'initiative d'une maison d'éditions - et non, à nouveau, de Bastien...
En espérant votre compréhension, et vous avoir correctement expliqué la présence de Bastien Cazals dans ce magazine...
Nicolas Bory, responsable du blog

Ecrit par : Nicolas | 09.11.2009

Monsieur, je suis contente que ce blog me donne l'occasion de vous donner le fond de ma pensée.
Tout d'abord, concernant cet article: il est en effet si généraliste qu'il survole les problèmes et n'apporte rien de constructif. Tout d'abord Monsieur Cazals n'a jamais eu le statut d'instituteur mais de professeur des écoles. De plus, on oublie de dire que les syndicats, par une collecte auprès des enseignants, a compensé la perte de salaire infligée par le rectorat.Et ne pas oublier qu'un fonctionnaire ne perd jamais sa place. Tout ceci minimise pour moi la "prise de risques de ce résistant" .
Tous les articles parus à ce jour semblent louer Monsieur Cazals pour son orientation vers l'éducation nationale. Je suis étonnée qu'un étudiant qui entame des études d'ingénieur soit surpris de se retrouver dans le monde du travail et donc des résultats liés à la finance.
Il se retrouve donc directeur d'une école maternelle de 3 classes, maître de la section des petits de 3 ans et nous dit que cela représente beaucoup de travail et que ( voir sa lettre au président) il n'a pas le temps de faire fonctionner sa bibliothèque par manque de personnel? je pense qu'il y a là un gros manque de formation de la part de l'IUFM.

Evidemment, on ne peut qu'être d'accord sur les revendications de Monsieur Cazals: quel enseignant ne voudrait pas l'épanouissement et la réussite de ses élèves dans un société qui l'accueillerait sans problème dans le monde du travail? Qui n'a pas rêvé de travailler dans les meilleures conditions? Qui n'a pas espéré un soutien sans faille pour les élèves en difficulté?
Tout est à remettre à plat à commencer par la répartition des jours de classe tout au long de l'année, par une répartition pédagogique différenciée dans les écoles , par un investissement plus soutenu des équipes enseignantes et par une collaboration des parents dans l'éducation de leurs enfants.
Le monde enseignant n'a pas attendu l'appel de Monsieur Cazals pour résister car pour moi, la résistance se manifeste depuis plus de 30 ans dans l'implication au quotidien quel que soit le public.
Peut-être Monsieur Cazals a-t-il trouvé une nouvelle orientation dans l'écriture?
Bien cordialement
PS: vs me dites qu'il n'a pas demandé cet article auprès de Elle: n'aurait-il pas pu résister à ce nouvel appel médiatique?

Ecrit par : jeanne castet | 14.11.2009

@ castet jeanne

Vous qui affichez tant d'expérience et qui prétendez parler au nom du monde enseignant, qu'attendez vous pour médiatisez vos avis et vos solutions au lieu de jouer au petit soldat qui casse du résistant.
Seriez vous de ceux qui trouvent salutaires les réformes actuelles de l'Education Nationale ?
Oui ? Expliquez nous les progrès pour nos enfants.
Non ? Que faites vous pour les empêcher?

Ecrit par : Le Sioux | 15.11.2009

@castet jeanne

Bien évidemment que Bastien Cazals n'est pas le premier, et ne sera pas le dernier, à s'élever contre la casse du service public d'éducation nationale !

Bien heureusement des syndicats (pas tous, voire peu en définitive) soutiennent les enseignants désobéisseurs et participent à alimenter un fonds permettant de compenser (et non rembourser) les retraits de salaire.

Bien entendu l'article de Elle est généraliste, même approximatif je vous l'accorde (en confondant instituteur et professeur des écoles, mais l'important est-il vraiment là ?), et Bastien y a souscrit, non pas afin de satisfaire un soit disant ego sur-dimensionné (puisque c'est ce que vous semblez soupçonner), mais simplement afin de toucher une population qui n'est pas concerné au premier chef (les lecteurs de elle sont plutôt des lectrices n'ayant pas d'enfant en âge d'aller à l'école), car le débat sur l'avenir de l'école ne doit pas rester cantonné à des spécialistes et des initiés mais s'ouvrir au plus grand nombre.

Bien reçu votre sous-entendu sur le travail pas vraiment fatigant que vous semblez attribuer aux enseignants de maternelle, vous n'êtes pas loin de penser comme M. Darcos qui le résume à celui de changer des couches et surveiller la sieste...

Bien compris enfin ce que vous semblez considérer comme une prise de risque minimaliste que celle de se livrer à nu à la redoutable machine administrative de l'éducation nationale, alimentée par une puissante et rigide hiérarchie, une féroce et irrémédiable répression. Se livrer aux médias n'est pas exercice facile non plus, difficilement maîtrisable, souvent vecteur de stress et de peur du mot de trop, de savant numéro d'équilibre, de lourde responsabilité quand on devient, malgré soi, une icône nationale.

Plutôt que de créer la discordance, que chacun qui oeuvre "depuis 30 ans" dans la résistance au quotidien dans l'éducation nationale sache apprécier et reconnaître toutes les initiatives allant dans le sens de l'intérêt général de nos enfants et de l'avenir de notre service public d'éducation.

Ecrit par : Nicolas | 16.11.2009

Oui, cette résistance indispensable à cette régression et cette casse en marche a besoin de toute les énergies et il est particulièrement important de défendre ceux qui ont accepté le risque d'être médiatisés parce qu'ils mettent le problème sous les projecteurs, ce qui dans notre société de l'image, qu'on le veuille ou non, est incontournable si on veut avancer.
Je pense que Bastien Cazals paye très cher cette médiatisation mais il l'accepte pour faire avancer son combat pour nos enfants.
Il y a 35 ans que je me bats pour défendre les services publics et une certaine idée de la société, aujourd'hui ces "désobéisseurs" me redonnent de l'espoir, je voudrais qu'ils soient de plus en plus nombreux comme une vague qui se répand pour arrêter le rouleau compresseur libéral.
Enfin un souffle de résistance et de solidarité dans cette société d'égoïsme aliénée au dieu "argent".

Merci à eux.

Ecrit par : Le Sioux | 16.11.2009

Juste une question: quel est le bilan de cette intervention un an après? Je crois que tout le monde a repris l'aide personnalisée.

Ecrit par : jeanne castet | 21.11.2009

Ce n'est pas parce que l'on manque de courageux, de solidaires et de syndicats dignes de ce nom pour affronter le cynisme de nos destructeurs qu'il faut renoncer à toute action.
Les désobéisseurs n'en sont que plus exemplaires, pour ma part, je préfère une minorité qui se lève contre l'injustice qu'une majorité qui bêle qu'on ne peut rien faire...

Ecrit par : Le Sioux | 01.12.2009

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