02.07.2009

On achève bien l’école républicaine…

En plis recommandés reçus ce mercredi 1er juillet, à son domicile, Bastien Cazals apprend la décision de l'Inspecteur d'Académie de l'Hérault, d’engager une procédure disciplinaire ainsi qu’une procédure de retrait d’emploi de directeur d’école. Dans le cadre de cette double procédure, Bastien Cazals est également invité à prendre connaissance de son dossier administratif, lundi 6 juillet à 10h.

36 jours de retrait de salaire, une interdiction formelle de s’exprimer dans les médias, une multitude (plus d'une douzaine) de visites à son école (perturbant le travail en classe), la récupération de sa clé d’accès au fichier Base-Elèves, la menace de faire ficher ses élèves par une tierce personne et depuis le Rectorat, ne suffisent plus à l’appétit d'une administration qui se perd dans un autoritarisme sans limite !

L’acharnement dont est victime Bastien Cazals, responsable d’avoir alerté, à travers sa Lettre au Président de la République, l’ensemble de l’opinion des dérives dangereuses que prenaient les réformes en cours et à venir dans l’Education Nationale, est symptomatique de l’incapacité du des ministres de l’Education Nationale à poursuivre une réforme qui devrait recueillir l’assentiment du plus grand nombre et notamment des principaux intéressés – enseignants, parents d’élèves, personnels non-enseignants, mais aussi, en second cycle et classes post-bac, lycéens, étudiants, chercheurs.

C'est à la lecture de cette lettre que j'ai réellement pris conscience du danger imminent qui pesait sur notre école publique et laïque. Si j'ai choisi de vous faire partager l'aventure de Bastien Cazals sur ce blog, c'est parce que sa parole est sincère, emplie d'humanité, et que sa lettre m'évoquait la chanson de Boris Vian, la même insoumission déclarée au nom de la défense des valeurs universelles. Pourtant, je ne mesurais pas encore l'ampleur de ce désastre républicain qui détruit sournoisement notre école publique et laïque, et dont il fait une analyse limpide dans son petit ouvrage à petit prix. Bastien a raison : on achève bien l'Education Nationale !

Mais ce qui me révolte aujourd'hui c'est qu'on l'achève en commençant par certains enseignants, souvent consciencieux et dévoués, qui osent demander que les réformes – nécessaires – de l’Education Nationale soient discutées, débattues, avant d’être imposées, au mépris de toutes les alertes et inquiétudes exprimées par les syndicats, les enseignants, les spécialistes de l'enfance et de l'éducation, les élus, les parents, les grands-parents, et même le Comité des droits de l’Enfant de l’ONU pour ce qui concerne le fichier Base-Elèves !

Une fois de plus, la politique libérale de l’Etat s’accompagne de mesures autoritaires et répressives, aussi disproportionnées que dirigées vers quelques-uns, s’asseyant sans élégance sur l’égalité devant la justice. Et à la veille des vacances scolaires estivales, Bastien Cazals est une fois de plus victime de cet acharnement disproportionné dont je vous ai fait l’écho sur ce blog, depuis le 25 novembre dernier. Bastien Cazals fait partie de la dizaine de ces enseignants "désobéisseurs" sur laquelle la  hiérarchie a décidé d'appliquer tout l'arsenal des sanctions administratives et financières, pour l'exemple.

Mais ces enseignants entrés en résistance ouverte et non-violente ne sont pas isolés. Huit mois après les premières lettres individuelles, ils sont nombreux à les avoir rejoints et se sont organisés autour de deux axes :

Ils ne sont pas seuls dans la profession à partager les mêmes inquiétudes mais, surtout, ils les partagent avec des dizaines de milliers de parents d'élèves, au travers du Collectif Ecole en Danger, qui refusent de voir l’école et l’avenir de leurs enfants bradés pour cause d’économies budgétaires !

C'est pourquoi on doit attendre beaucoup du jugement qui sera rendu par le Tribunal Administratif de Montpellier, après l'audience du lundi 6 juillet à 15h, concernant les retraits de salaire dont certains enseignants sont victimes.

 

Nicolas BORY

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> Dans les médias

Vendredi 3 juillet

Jeudi 2 juillet 2009

10:51 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cazals, bastien cazals, education | |

26.06.2009

Atteinte à la liberté d'expression des enseignants !

Je relaie ici le communiqué du Mouvement des enseignants du primaire en résistance pédagogique

Après les convocations en commission disciplinaire d'Erwan Redon et Alain Refalo, prévues les 7 et 9 juillet, c'est maintenant la liberté d'expression qui est bafouée : Bastien Cazals, enseignant du primaire en résistance déjà sanctionné de 36 jours de retraits sur salaire, a reçu un courrier de l'Inspecteur d'Académie de l'Hérault, daté du 23 juin, lui intimant l'ordre de ne plus communiquer avec aucun media pour tout sujet ayant rapport avec ses fonctions.

Après des sanctions financières aussi arbitraires que disproportionnées et de nombreuses tentatives médiatiques de discrédit, l'administration n'hésite donc pas à bâillonner purement et simplement - de surcroît pour une durée illimitée ! – les citoyens qui le dérangent parce qu'ils n'adoptent pas la pensée unique.

Pourtant, l'article 6 de la loi du 13 juillet 1983 affirme que "la liberté d'opinion est garantie aux fonctionnaires" et, dans sa tribune publiée dans Le Monde du 1er février 2008, Anicet Le Pors, ancien ministre de la Fonction Publique ayant conduit l’élaboration du statut général des fonctionnaires entre 1981 et 1984, affirme que le statut des agents publics "ne leur impose pas d’obligation de réserve".

De plus, selon l’article 10 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 – qui vaut pour les fonctionnaires comme pour tout citoyen, "nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi".

C'est donc là un nouveau pas, très alarmant, vers le rétrécissement des libertés individuelles !

Le recours au Tribunal Administratif de Montpellier engagé par Bastien Cazals contre les décisions de retraits de salaire, et pour lequel une audience est prévue le 6 juillet à 15h, n'est probablement pas étranger à cette nouvelle démonstration d'autoritarisme scandaleux, autoritarisme dont le développement inquiétant est décrit avec précision dans un récent texte de Pierre Frackowiak, Inspecteur honoraire de l'Education nationale.

Mouvement des enseignants du primaire en résistance pédagogique
http://resistancepedagogique.blog4ever.com/

 

Dans les médias

Mardi 30 juin

Lundi 29 juin

Dimanche 28 juin

Samedi 27 juin

Vendredi 26 juin

Jeudi 25 juin

12.06.2009

Bastien Cazals dans le Mag sur France 3

14:28 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |

22.05.2009

Jusqu'où iront-ils ?

Mardi 19 mai, pour la 11ème fois en 6 mois, Bastien Cazals a reçu la visite de son Inspectrice de circonscription, venue lui porter un 6ème courrier de l'Inspecteur d'Académie lui annonçant le retrait de 24 jours de salaire pour la période de janvier à mai, qui s'ajouteront aux 12 jours déjà retirés pour décembre, toujours au motif que l'aide personnalisée n'est pas effectuée règlementairement.

Au-delà de l'importance de la somme qui sera retirée (environ 1400€), cette sanction financière pose à nouveau la question du cadre légal dans lequel elle est censée s'inscrire :

  • Les sanctions financières ne sont pas prévues par le code de la fonction publique,
  • Les retraits sur salaire ne touchent qu'une poignée d'enseignants héraultais parmi tous ceux qui refusent d'effectuer l'aide personnalisée selon les termes exacts du décret d'application,
  • Les 24 jours de retrait ne correspondent pas au nombre de jours pour lesquels les obligations de service ne seraient pas respectées mais comprennent un « retrait forfaitaire », dont on découvre l'existence,
  • Comme en décembre, toutes les heures de service ont été effectuées et qui plus est, depuis janvier, elles l'ont toutes été auprès d'élèves.

Alors que Bastien Cazals, comme près de 3000 collègues, s'oppose publiquement aux réformes actuelles, dans le seul but d'obtenir un moratoire et l'organisation d'Etats Généraux de l'Education, force est de contater qu'il subit une répression illégale dont le seul objectif est d'étouffer ce mouvement des enseignants du primaire d'une ampleur inédite.

Par ailleurs, l'Inspectrice de circonscription s'est renseignée sur la tenue du fichier Base élèves. Comme ce fichage des enfants de maternelle n'est plus effectué dans son école depuis le mois de décembre, Bastien Cazals s'expose-t-il à de nouvelles sanctions, sachant que des collègues, ailleurs en France, se voient retirer leur fonction de directeur pour ce même refus ?

En conclusion, ces 24 jours de retrait de salaire reviennent à dire que Bastien Cazals travaillera les 6 prochaines semaines sans aucune rémunération.

 

Caisse de solidarité

Vous pouvez envoyer vos chèques à l'ordre du SNUipp34, en mentionnant au dos "caisse de solidarité aux désobéisseurs".

SNUipp 34 - FSU
474, allée Henri II de Montmorency
34000 Montpellier

Soutiens

Lettre adressée aux professeurs des écoles injustement sanctionnés, par Hubert Montagner

 

Dans la presse

Mercredi 25 juin

Lundi 22 juin

Mercredi 17 juin

Mercredi 27 mai

Lundi 25 mai

 

A lire aussi

Vendredi 22 mai 2009

15:58 | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | |

18.05.2009

Je suis prof et je désobéis (Indigène éditions, 3€)

Couv-jesuisprofetjedesobeis.jpg"Parti de l'entreprise pour aller vers l'école, je suis en train de vivre la mutation de l'école en entreprise"

Ce livre est le développement de la lettre qu’adresse le 25 novembre 2008 Bastien Cazals, professeur des écoles, au président de la République, et qui en a fait un des porte-parole de la révolte des enseignants contre une école de plus en plus gérée comme une entreprise et au service de la société marchande.

Il ne s’agit pas d’une démarche d’un professionnel de la désobéissance civile mais bien de la réaction d’un citoyen qui, en son âme et conscience, décide de défendre une idée de l’éducation inspirée des plus hautes valeurs de la République française et dans le sillage de personnalités de la Résistance telles que Lucie et Raymond Aubrac ou Stéphane Hessel.

Bastien Cazals participera à la rencontre-débat organisée dans le cadre de la Comédie du Livre samedi 23 mai à 11 heures, auditorium du Musée Fabre, à Montpellier. Il sera également présent sur le stand d'Indigènes Editions, place de la Comédie.

 

> Dans les médias

Lundi 22 juin

Lundi 8 juin

Vendredi 22 mai

Jeudi 21 mai

Mercredi 13 mai

Mardi 12 mai

Samedi 9 mai

Jeudi 30 avril

Samedi 26 avril

23:07 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bastien cazals, école, darcos, désobéissance, indigènes | |

13.05.2009

Plainte collective contre Base Elèves

Comme il l'avait annoncé, Bastien Cazals encourage vivement les parents d'élèves de l'Hérault à porter plainte contre X pour exiger le retrait du fichier Base Elèves, qui fiche les enfants dès l'école maternelle et dont les données sont conservées pendant 35 ans.

Ce fichier est dangereux et constitue une atteinte grave aux libertés et aux droits de l'enfant.

Le dépôt de plainte est simple à mettre en oeuvre : vous devez télécharger, imprimer, compléter et signer le modèle réalisé par JJ Gandini, avocat montpelliérain membre du Syndicat des Avocats de France, selon que vous dépendez de la juridiction de Montpellier ou de celle de Béziers.

Son dépôt ne coute rien et n'exposera son signataire à aucune poursuite.

> En savoir plus

 

> Dans les médias

Jeudi 25 juin

Jeudi 28 mai

Mercredi 27 mai

07.05.2009

Pour la convergence des contestations sociales !

Comme il l'explique clairement dans son livre ("Je suis prof et je désobéis", Indigène Editions, en librairie le 21 mai, 3 €), Bastien Cazals s'oppose fermement au désastre républicain que subit  actuellement l'école publique.

Mais ce sont bien tous les niveaux de l'enseignement public, de la Maternelle à l'Université, qui sont menacés ! C'est pourquoi il appelle tous ses concitoyens à manifester leur désaccord avec les réformes en cours et leur souhait que soient organisés des Etats Généraux de l'Education, en signant massivement la pétition "Sauvons l'enseignement public, de la Maternelle à l'Université".

Malheureusement, d'autres secteurs d'intérêt général sont mis à mal : la recherche, la culture, la justice, l'information, la santé et la solidarité... C'est pourquoi, se reconnaissant dans la charte de l'Appel des appels, Bastien Cazals participera à la journée du 9 mai à Montpellier.

 

Dans la presse

Dimanche 10 mai

Samedi 9 mai

21.04.2009

Solidaires et déterminés pour sauver l'école publique

Après avoir été démis de ses fonctions, Jean-Yves Le Gall, directeur d'école en Isère, a été sommé, début avril, de demander une autre affectation pour la rentrée 2009 ;
La semaine dernière, Isabelle Huchard, directrice d’école dans l'Hérault, a été sanctionnée d’un blâme ;
François De Lillo, directeur d'école en Ariège, est convoqué en commission disciplinaire ce jeudi 23 avril ;
Tous trois refusent « de participer à l’établissement d’un répertoire national d’immatriculation des élèves permettant de conserver des données pendant 35 ans » et, comme 180 collègues, sont signataires de l’appel des directeurs contre Base élèves.

Alors même que la justice, emboîtant le pas du Comité des droits de l'enfant de l'ONU, se saisit du dossier « Base Elèves » au travers d'une enquête préliminaire, ouverte par le parquet de Marseille, sur ce fichier informatique controversé, la répression est la seule réponse apportée par l’Etat à ces actes conscients de désobéissance. Pourtant, comme les enseignants en résistance pédagogique, qui l'ont réaffirmé dans leur appel du 21 avril, les directeurs d'école ne céderont pas.

Pour obtenir plus que la levée des sanctions infligées à ces collègues, Bastien Cazals appelle l’ensemble des directeurs d’école à signer l’appel contre Base Elèves (écrire à base-eleves@orange.fr) et les parents d’élèves de l'Hérault à effectuer un dépôt collectif de plaintes contre X dans les prochaines semaines.

Mais il faut plus que le retrait de Base élèves... Aujourd'hui, il est tout simplement question de sauver l'école publique, dont la mutation en entreprise sera un véritable désastre républicain !

 

Dans la presse

Jeudi 30 avril

Mardi 28 avril

Lundi 27 avril

Dimanche 26 avril

Jeudi 22 avril

09.04.2009

Contre Base Elèves, la mobilisation s'amplifie !

Communiqué de Bastien Cazals
Jeudi 9 avril 2009



Libertes.jpgBastien Cazals se réjouit que l'Appel des directeurs d'école contre Base Elèves, dont il est signataire, ait reçu le prix Voltaire, celui de la vigilance citoyenne, aux Big Brother Awards 2009, samedi 4 avril dernier.

Il rappelle qu’à la suite de sa lettre au Président de la République en novembre dernier, il s’est joint à ce mouvement de résistance et qu'il  s'est engagé à ne plus renseigner ce fichier, dont la création et l’exploitation vont à l’encontre de son éthique professionnelle et de ses convictions personnelles.

Ce prix récompense la mobilisation qui s'amplifie et commence à porter ses fruits : en effet le Comité des Droits de l'Enfant de l'ONU demande des comptes au gouvernement pour ce fichage. De plus, des citoyens ont déposé un recours en annulation et une requête devant le Conseil d'État et plus de 250 plaintes contre X auprès des Tribunaux de Grande Instance de Millau et Grenoble.

Bastien Cazals souhaite que cette initiative soit reprise dans l'Hérault et propose que soit organisé, à l'initiative du collectif Non à Base Elèves 34, un dépôt collectif de plaintes contre X, auprès du TGI de Montpellier, dans le courant du mois de mai.

 

Dans la presse

Mardi 26 mai

Lundi 20 avril

Vendredi 17 avril

Mercredi 15 avril

Samedi 11 avril

Vendredi 10 avril

17:09 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bastien cazals, cazals, rased, base eleves, ecole, darcos, sarkozy | |

06.03.2009

Bastien Cazals reverse 1200€ à la Caisse Nationale de Solidarité aux Désobéisseurs

TémoignagesSolidarité.JPGBastien Cazals remercie à nouveau tous les citoyens (parents, grands-parents, enseignants, retraités et autres) pour leur soutien financier qui compense les 239€ supplémentaires, effectivement retenus sur son salaire de février.

Au total, avec les retenues effectuées en janvier, la sanction financière s'élève à 714€ pour le seul mois de décembre 2008, correspondant aux 12 jours de retraits annoncés.

Comme tous les retraits prononcés semblent avoir été effectués, et comme les dons ont été plus importants que ces retraits, Bastien Cazals reverse 1200€ à la Caisse Nationale de Solidarité aux Désobéisseurs, dès aujourd'hui.

 

Dans les médias

Samedi 21 mars

Jeudi 19 mars

Jeudi 12 mars

Mercredi 11 mars